L’œuvre de Paule Deville bénéficie pour la première fois d’une exposition muséale.
Jusqu’en septembre, le musée du Tabac de Bergerac (Dordogne) met en lumière cette créatrice discrète, disparue en 2018, dont les réalisations n’avaient jusqu’ici circulé que dans des structures de soins.
Bien qu’elle ne se soit jamais présentée comme artiste, Paule Deville a laissé une production dense : une trentaine de collages et plusieurs installations de grand format sont aujourd’hui dévoilés dans le centre historique.
Son matériau principal provient de son quotidien : paquets de cigarettes conservés pendant des années, prospectus, fragments imprimés… un ensemble qu’elle avait réuni dans une « lamellothèque ».
véritable base de son travail. De ces éléments, elle tirait des compositions minutieuses, à la fois esthétiques et chargées de sens.
« Ses œuvres sont construites avec une grande précision et offrent plusieurs niveaux de lecture », souligne Mélissa Nauleau, responsable adjointe du service patrimoine et musées, qui assure le commissariat de l’exposition aux côtés de Christiane Deville, sœur de l’artiste.
Le tabac, l’addiction et leurs mécanismes traversent l’ensemble du parcours, où le visiteur passe tour à tour du sourire à une forme d’inquiétude.
Des rendez-vous pour accompagner l’exposition
Le mercredi 14 janvier, de 14 h 30 à 16 h 30, un atelier gratuit permettra aux enfants de 5 à 11 ans de s’initier au collage dans l’esprit de Paule Deville.
Le samedi 24 janvier, dans le cadre des Nuits de la lecture, Christiane et Bernard Deville liront des textes ayant nourri la démarche artistique de leur sœur, avant une présentation de collages au rythme très marqué.
L’entrée est libre, avec réservation conseillée au 05 53 63 04 13.